Ils sont debout
Derrière le mur
Silencieux
Comme la mer
Que le gel aurait figée
Silencieux comme le vent
Depuis deux jours en grève
A ce que l’on dit
Contre la hausse des prix
Et les bas salaires
Silencieux comme le chat
Dont le corps se délite
Légèrement en contrebas
De la grand-route
Dans l’herbe humide du fossé
Que la première étoile
Qui oserait crier
Ce soir en naissant
Prenne bien garde à moi
Le sourire crispé
J’étendrai les mains vers elle
Si haut que de mes doigts
Je l’étranglerai
Poème écrit par
Herman Jacques |