Le fol océan de frissons qui a roulé,
Imperturbable, nos peaux déjà burinées,
Égalise le sable de nos visages
Mystérieusement épargnés par l’âge.
Bercée au creux des douces vagues de tes bras
Au va et vient caressant, fini le combat,
Loin des impératifs sociaux, j’abandonne,
Ces remous de nos corps peu sages m’étonnent.
Vide, j’embarque sur ton fou bateau ivre
Et avide, je ne pense plus qu’à vivre,
Intrépide, pour le meilleur, pour le pire.
Chaque fois, une première fois, une fois,
Seulement, pas la dernière, si, promets-moi.
J’ai encore trop besoin, encore, de ta loi.
Poème écrit par
Arvert Capelas |