Je promenais sans but, un peu par habitude,
Mon âme adolescente, ainsi qu'un maraudeur,
Lorsque je l'aperçus "dans sa brune splendeur",
Dormant dans l'herbe haute, en toute quiétude.
Son visage adorable, empreint de plénitude,
Offrait au vent mutin sa troublante candeur,
Et son corps chaud de femme à la tendre impudeur
Me fit croire aussitôt à quelque doux prélude...
La cime de ses seins s'ornait de fruits vermeils,
Et j'ai tendu les mains vers ces brûlants soleils,
Le coeur bouleversé par l'ampleur de ses charmes.
Mais j'étais trop timide, et je n'ai pas osé.
Alors en m'éloignant j'ai versé quelques larmes.
Sur mes treize Printemps pleurait un coeur lésé.
Poème écrit par
Descamino Nicolas |