Quand on m'emportera pour l'ultime mainmise,
Ne pleurez pas sur moi. La mort n'est qu'un miroir.
Interrogez l'étoile ou la lune du soir
Et le chant de la mer dans l'ineffable brise,
Le nuage mouvant que le couchant irise,
Le parfum de la fleur, la lueur dans le noir
Et l'envol de l'oiseau qui monte vers l'espoir,
La caresse ondulant une chair indécise.
Vous me retrouverez dans les couleurs du temps,
Car je deviens en vous l'hiver et le printemps.
Si le courage a fui, si mortelle est l'attente,
Si vous avez besoin d'une aide quelque jour,
Cherchez-moi près de vous, dans mon âme présente,
Flânant pour vous offrir mon inlassable amour.
Poème écrit par
Descamino Nicolas |