Les flots impétueux viennent se fracasser
Sur les rochers du môle ivres de leur furie
Et leur puissant courroux qui jamais ne varie
Comme un long chant d'amour s'échine à nous bercer.
Les Vagues que le vent exhorte à se dresser
Projettent leur écume, et de l'intempérie
S'élèvent des clameurs en râles d'hystérie,
Déchirant le silence où l'on veut s'éclipser.
Sous le vol circulaire et rôdeur des Mouettes
Je crois apercevoir au loin des Girouettes
Prisonnières d'un ciel aux changeantes couleurs.
Et sur le bord de Mer ondoyant qui phosphore
S'avance dans un rêve occultant mes douleurs
Le Corps de ma Sirène à la taille d'Amphore.
Poème écrit par
Matencio Joel |