J'aime entendre le vent se ruer sur chaque arbre,
Siffler, hurler, pour mieux jeter la feuille au sol,
Cette jubilation, cette Musique en sol
De sa maestria ne peut laisser de marbre.
Et ces âpres sanglots dans le ciel qui se cabre,
S'embrasant de lueurs jaunâtres sans licol,
Ce long Tambour rythmé qui s'exprime en bémol,
Déchirent le ciel lourd comme des coups de Sabre.
Ils vont rendre plus tard sa place au firmament.
J'aime tant le fracas du Tonnerre dément
Qu'accompagne l'éclair en sauvage harmonie !
Puis l'étoile apparaît brillant de ses Carats.
Qui donc peut nous charmer de cette Symphonie ?
Sont-ce les Anges noirs d'un Dieu sans apparats...
Poème écrit par
Matencio Joel |