La Mère des Humains, on dit que c'est la terre,
Elle fait tous les ans le rythme des Saisons,
Enfante le Printemps, décore les buissons,
En prenant tout son temps, sans faire de mystère.
Passé l'Hiver, le Blanc qui la revêt s'altère.
Pendant l'été brûlant, vienne ses Pâmoisons,
Puis elle se dénude avec de longs Frissons.
Elle me couvrira d'un tumulus Austère
D'où je ne verrai plus ce petit bout d'Azur,
En attendant que Dieu me sorte de l'obscur.
Cette Mère, pourtant, pour mon Coeur n'est pas celle...
Pour qui j'ai conservé toujours le même élan ;
Si mon Oeil s'illumine et mon âme chancelle,
Monte mon cri d'amour qui dit : C'est toi, MAMAN!
Poème écrit par
Matencio Joel |