Pardonne-moi seigneur, je ne t’ai rien promis,
Je sais ce que tu veux, je sais ce qui se trame,
Je sais bien la couleur de mes rêves proscrits,
Pardonne-moi seigneur, mais j’ai le goût du drame.
En ce monde absolu de désirs et de cris,
Je ressemble souvent à ces loups qu’on affame ;
Face à tant de douleurs, mon amour tu souris,
En ce monde inhumain, je ne suis qu’une femme.
Je me perds à présent dans ses bras d’animal,
Je suis lasse, tu sais, de haïr le remord ;
Pourquoi vouloir partir, quand le sultan fait mal ?
Je suis seule à jamais ; cette voix dans ma tête
Mêle éternellement, dans le sang et la mort,
Les charmes du harem aux soupirs de la Bête.
Poème écrit par
Alvarez Mauriane |