On m'a dit de Rimbaud ainsi que de Verlaine
Que je suis leur élève et leur imitateur,
En dérobant le verbe au duo créateur,
Que de leur vie enfin, mon âme est toute pleine.
De tous ces quolibets, adieu la cantilène.
Et si mon coeur parfois atteint quelque hauteur,
Si j'entends dans le soir un écho prometteur,
C'est que je chante aussi mon destin de phalène.
Artistes bien plus grands que le malheur humain,
Avec mes pleurs d'amour arrosant le chemin
Je ne suis qu'un rimeur à vos fêtes paÏennes.
Je n'ai suivi personne, ô poètes maudits,
Ni jamais célébré vos noces saturniennes ;
A chacun son enfer ou bien son Paradis.
Poème écrit par
Matencio Joel |