Hippodromes, loto, toutes ces fariboles,
Le tiercé, le quarté, des rêves en dérisions,
Casino, tapis vert, ces lieux des illusions
Attendent chaque jour nos modestes oboles.
Victimes sans espoir du pire des symboles
Qui ne seront jamais que d'infâmes fictions,
La roulette du sort des imaginations
N'est qu'une loterie au jeu des caramboles.
Le chant de la fortune et son maudit tic-tac
N'enrichit que l'Etat sans le moindre fric-frac
Sur le fil séduisant de non monomanies.
En perdant son salaire un malheur les poursuit,
Et les enfants n'auront que des gênes infinies,
Couverts de silence et de larmes sans bruit.
Poème écrit par
Matencio Joel |