Lorsque, le soir venu, mes regards attristés
Toisent en frissonnant les salauds que nous sommes,
Je sens peser en moi tous les vices des hommes,
Par le viol et l'inceste et leurs impunités.
Chez les Riches, clochards des immondes cités,
Près des Bars luxueux avec leurs Majordomes,
Dans les Quartiers Bourgeois des modernes Sodomes,
Je pousse de longs cris vers les cieux irrités.
Dans ce Monde cruel aux goûts les plus infâmes,
Quand le chant hypocrite accapare les âmes,
Je vois alors venir des temps somnambuliques.
"Soyez béni, Seigneur, qui n'avez pas permis
Que nous vivions toujours tels des filles publiques,
Partageant les péchés des Humains endormis."
Poème écrit par
Matencio Joel |