J’achèterai ta bouche avec l’or du soleil
Et l’argent du ruisseau me livrera tes hanches,
De tes yeux partira une portion du ciel
Venant m’envelopper telle une brume blanche.
Sous l’anse de tes bras, je glisserai les mains
Pour connaître ton corps : ce vase de cristal
Où se mire docile le farouche idéal
Que pendant des années j’ai recherché en vain.
Tes seins revêtiront le chaud du réconfort,
Les parfums de ta peau les désirs de mon corps.
Sans doute pour cela je serai ton pétale,
Ton refrain, ton gardien à l’écume de fleurs,
Et tu seras la plage où ma vague s’étale
Dans le scintillement d’un bouquet de couleurs.
Poème écrit par
Benavides Christophe |