J’ai rêvé tant de fois que ton cœur cicatrise,
Mais toujours le malheur, en ces lieux, recommence ;
Tu voudrais tout avoir, même ce que tu brise,
La beauté, la jeunesse, et surtout la démence.
Je ne suis qu’une esclave insolente et soumise,
Dis-moi, belle comtesse, où donc est l’espérance ?
Avec toi la bonté ne sera plus de mise,
Pour te plaire, il ne faut que du sang à outrance.
Erzébeth Bathory, ton empire est immonde ;
Dans ce miroir obscur, maîtresse, que vois-tu ?
Je me lasse de tout, et surtout de ton monde.
Mon âme est déchirée, et mon esprit m’élance ;
J’espérai voir ici le bonheur, la vertu,
Mais toujours la douleur, et toujours le silence.
Poème écrit par
Alvarez Mauriane |