Prudemment je me retiens d’écrire
Serrer les poings peut à peine suffire
Par sécurité je ne veux plus te dire
Ma variable quotidienneté qui s’étire.
Cette liberté de communiquer,
Louvoyant, nous rapproche
Et doucement la complicité
Nous approche et nous accroche.
La disette de mots,
M’oppresse,
Un de mes maux,
Une détresse.
Silence et désœuvrement,
Peu m’importe ce sort,
La parole trouvera son essor
Cheminant autrement.
Par le langage
Multiple de mon corps
Durant les temps
Exempts
De bavardage
Où sans effort
Nous quittons les rivages.
Ces bords de vies
Qui appellent nos envies
Vers le large,
Sans marge.
Je confierai avec ma peau
Mieux qu’à la plume
Tout ce que le verseau
Sais déjà sans doute et hume...
Poème écrit par
Arvert Capelas |