Mais tu es où ? Allez, sors de ton trou, le loup.
Tu sais, je n’ai pas peur de tes dents acérées,
Je saurai les user à force de t’embrasser.
Ne te cache plus, je ne vais pas te manger,
Pas tout de suite, je t’attends impatientée,
Et riche de formules pour accommoder les filous.
Pourquoi tu n’arrives pas, toi qui pourrait sans faillir
Réunir et m’offrir plaisir et avenir.
Pourquoi ces yeux qui m’attirent ne font que cueillir
Ma fougue et mon désir sans rien bâtir.
Et cette peur de vieillir qui finira par m’envahir.
Est-ce moi qui choisis ces voies sans issues
Ou bien m’y suis-je sans raison perdue.
Comme un papillon qui s’englue
Ou se colle sur une vitre qui s’embue.
Si seulement j’étais certaine
Qu’il vivait, ce capitaine
Qui ne prendrait pas ombrage
De mes embardées sauvages.
Je le trouverais ;
Si je le rêvais,
Il arriverait.
Si je le voulais.
Si je le savais...
Poème écrit par
Arvert Capelas |