Le jour où, de l’ire paternelle, tu as dit
« Papa a grondé comme mon chien Rocky »
J’ai su que tu serais insoumis.
Le jour où doucement tu m’as soufflé
« Serais-je toujours dans ton cœur le premier ? »
J’ai su que tu voulais l’exclusivité.
Le jour où, enrhumé, tu marmonnes
« Dis maman pourquoi je ronronne ? »
J’ai su que tu aimais les mots qui sonnent.
Le jour où sur mon ventre tu t’es posé,
Que tes yeux encore vides m’ont cherchée
J’ai su que le grand amour était arrivé.
Poème écrit par
Arvert Capelas |