C’est à l’aube que la petite odalisque
Glisse sous la peau de l’entomologiste,
Epingle l’insecte comme un obélisque
Pour oublier l’odonate fantaisiste.
Ranimée, la fée follette au crépuscule,
La mémoire retrouvée, chasseresse,
Guette et cherche la sauvage libellule
Espérant goûter à sa douce tendresse.
L’attente lasse et en ces soirs d’infortune
La boîte à bêtes devenue inopportune
Restera close, trop bien dissimulée,
Au fond d’un tiroir cadenassé, reléguée.
Petit agrion, reste piqué sous ta vitre,
Ainsi je t’évite, je médite, j’arbitre,
J’attends que l’aurore vienne, me cémente,
Aussi peut-être une brune plus clémente.
Poème écrit par
Arvert Capelas |