Il y a ce soir
Dont je bois les flammes
A la commissure de tes sourires.
Tes lèvres sont des éclusières laborieuses
Elles sont la patience ronde de l'orange sanguine
Juteuse des êtres qui courent le monde.
Ton âme murmure les mots que j'attends
Elle file parallèle au désir
Sur des milliers de kilomètres d'un fleuve
Apprivoisant sa lumière.
Je ne sais pas
Nous savons.
Je ne sais pas
Nous nous aimons.
Poème écrit par
Chêne Agnès |