Il s'emmêle les pieds dans un rayon de lune
Sa chevelure dense entre deux clairs-obscurs
Déclenche l'avalanche des boucles lancéolées
Impasses d'éveil passager.
Parce qu'on lui chantait des berceuses à l'envers
Parce qu'on lui promettait des racines à l'endroit
Parce que ses bras tombent au sol
Parce qu'il est seul à porter les sanglots
Parce que...
Si ses branches avaient poussé en hauteur
Il n'aurait pas été appelé, saule rieur.
Non.
On lui aurait entaillé sa joie
Depuis on lui trace de nouvelles lignes d'eau sur les mains.
Poème écrit par
Chêne Agnès |