Voici les gares ciselées de l'amour
Cent parapluies s'épurent à chacun de nos pas
Il n'y a plus de distance
Entre nous
Nous sommes plus proches
Plus semblables
Plus différents que l'aurore et l'aube
Ne me cherche pas
Je suis là
Embrassée du cœur aux chevilles
Dans tes mains d'homme et ta mémoire
Nouée comme écorce d'or
Dans l'envers des herbes fauves
Ne me cherche pas
Je suis là
La nuit peut bien lancer
Son convoi de fatigue
Sa ruée de rêves
Sur ses sentes d'orage
Courir sur ses passerelles de froid
Ventre au ciel
Offrir ce qu'elle voudra
Ce qu'elle pourra
Je suis là
Où tu voulais que j'aille
Tel un poseur de rails
Ne me cherche pas
Nous marchons
Là où ceux qui s'aiment vont ensemble
Au gré des équinoxes et des solstices
L'eau pétrifiée des fontaines
Et la mousse sur nos épaules.
Poème écrit par
Chêne Agnès |