Les ténèbres de mon cœur
Comme des ogives
S’élancent vers le ciel
Assombrissent ma vie
Qui devient morne et fictive
Alors qu’au bord de mes lèvres
Ton nom vient se hisser.
Je le dessine sur le sable mouillé
Et je l’offre aux vagues
Indifférentes
Qui le diluent
Ton regard s’estompe
Ainsi que ton rire
Tes traits
Que je caressais
Du bout des doigts
M’échappent et déjà
Deviennent souvenirs
Comment retenir
Le vent
Qui berce l’émoi
Submergée
Par un désir qui s’accroche
Je refuse ce désert infini
Qui s’offre
Je hurle et je griffe
Les murs de ce mépris
Dans l’allée
Baignée de lune
Les ombres des arbres s’estompent
Je veux juste m’allonger
Là bas sur la dune
Et me persuader
Que mon esprit égaré
Se trompe.
Poème écrit par
Hall Denise |