Il a pris
De la doublure du vent
Juste un petit morceau
A grand peine
Un peu du ciel gris
De Venise
Lorsque la Sérénissime
Ne sait plus
Si elle est ce reflet
Dans la lagune
Ou ce nuage évanescent
De ce rideau de pluie
Qui obscurcit ma vie
Il a gommé la tristesse
Pour ne laisser
Que la fraicheur
Il a tamisé
Les éclairs
Qui traversaient
Un dimanche d’été
Trop lourd
Pour en extraire
L’or du jour
Puis simplement
Il m’a revêtue
De ce manteau improvisé
Et il m’a tendue la main
Poème écrit par
Hall Denise |