Doucement dans mes mains
Je prends ton visage
Je voudrais tant
Faire reculer les orages
Je dois te laisser voguer
Comme une voile bleue
Couper les amarres
D’un roman trop ambitieux
Ne garder que le souffle d’une étreinte
Pour calmer la brûlure
Des amours défuntes
Je dois te laisser vivre
J’ai envie de hurler
Mon désespoir morbide
Et répandre sur vous
Des trombes d’eaux acides
Je dois te laisser partir
Car te retenir est vain
Sans un mot
Tu as ôté mes mains
En rafales le vent s’est levé
Violent
De la retrouver
Je te vois si impatient
Poème écrit par
Hall Denise |