Comme la vieille horloge
Qui perd deux minutes
Toutes les heures
Mes souvenirs s’égrainent
Et disparaissent
Le contour de ton visage
S’estompe
Emporté par la vapeur
Qui monte des champs
Après l’orage d’été
Ton regard se confond
Avec la ligne d’horizon
Où le soleil boit la mer
Même le désir de toi
Se dilue
Dans les larmes taries
J’ai jeté le remontoir
De la pendule
A quoi bon savoir l’heure
Quand l’attente
Devient linceul usé
Et se transforme en passé
Poème écrit par
Hall Denise |