Je dérive, sur la rive de votre indifférence,
Égarée, je mendie un regard, sa transparence,
Allusion enfouie, silencieuse ou je me noie,
Nul ne sait pourquoi cette découverte, me foudroie.
Le va et vient, chavire l’épave de ma détresse,
Ondule ma solitude, se brise dans ma tristesse.
Une vague à l’âme me submerge, désespérée,
Perdue, sur le récif de l’oubli, désemparée.
Je flotte, sur le flot immense de votre froideur,
Et, je sonde votre regard profond, mon erreur,
A la dérive, en ce désastre secret, je m’échoue,
Ne voulant plus, cette tempête, je vous désavoue.
L’errance, dans l’amer, m’engloutit, fragile débris,
Objet d’abîme, se perd corps et biens dans ce mépris,
Un dernier signal jeté, coule à pic en mon regard,
Péril sinistre, touche, tombe et me sauve au hasard.
Poème écrit par
Huby Marie-Ange |