• Accueil
  • Acrostiches
  • Au hasard
  • Autres sites
  • Calligrammes
  • Caractéristiques d'OKPoésie
  • Déposez vos poèmes
  • Forum
  • Les nouveautés
  • Les moins lus
  • Les plus lus
  • Recherches par critères
  • Sonnets
  • Vos soumissions

Total de visiteurs : 53259
Mensuel : 461
Aujourd'hui : 68
Connectés : 5

  • E-Mail
  • Plan du site
  • Forum

Août 45 (Lu : 653 fois)


Je pense à toi souvent
Empreint de nostalgie
Je suis toujours enfant
Plein de mélancolie

J’ai lu tous les articles
Détaillé les photos
Tu étais magnifique
Et tu m’as rendu beau

Le quotidien pimpant
Les rues de gens remplies
J’étais alors fringant
Même sous un beau ciel gris

Comment donc m’expliquer
Ton désamour subit
Comment te raconter
Mon désamour subi

Je suis triste comme le cœur
D’un quartier pourtant sain
Bombardé par nos sœurs
L’été de 45

La destruction toute proche
Tu l’as sentie venir
Le monde devient moche
Tu lâches un vain soupir

Entre mes bras garants
D’un nouveau devenir
Et mon esprit confiant
Un nouvel avenir

S’ouvrait enfin à nous
J’avais fait mon chemin
Désormais loin de nous
Tu débutes le tien

Je suis triste comme le pan
L’été d’une fin de guerre
D’un mur de granit sang
Tout au bout de la terre

Même si ta croix est lourde
La mienne n’est pas de plumes
La plage et ses palourdes
Moi et mon amertume

Il me vient à foison
Des idées sans lumière
De celles qui défont
Un être humain sur terre

Que je me rince la dalle
Au tripot d’à côté
Au tord boyau local
Que je fume mes lauriers

Ma voie est sans issue
Les tiennes se dessinent
Tu crées de nouvelles rues
Plus droites et moins câlines

Dans ma mélancolie
J’ai suivi ce tracé
Ma douleur mon envie
Ton bonheur ta beauté

Ton sourire ta pluie fine
J’adorais y goûter
Ne plus sentir ton échine
Brûlante et moite vibrer

En même temps que la mienne
Dans nos transes communes
Nos nuits épicuriennes
Nos journées infortunes

Je suis triste et mon âme
Rejoint alors la tienne
Celle d’une ville au grand dam
Bombardée aoûtienne

Et je t’aime pourtant
La ville est monotone
Te voyant moins souvent
Après août c’est l’automne

Et je t’aime pourtant
Et je t’aime à nouveau

Et je t’aime et je t’aime
Et je t’aime et je t’aime

Poème écrit par Le Carret Sébastien


Copyright © 2012 Tous les textes présents sur OKpoesie.com sont soumis au copyright et sont l'unique propriété de leurs auteurs respectifs.

Partager |