Petit moment d’inattention.
Elle est si belle !
Une volonté d’innovation.
Un blanc réel.
Le vide absolu devant moi.
Je reste muet.
Le bide total, le désarroi.
Ainsi soit fait.
Et le non dit, le non écrit,
La belle en argue.
Le non vécu, le non prédit,
Elle me nargue.
Quoi qu’il en soit, elle me condamne,
Mon égérie,
A dénicher l’idée d’un âne,
Ou d’un génie.
Et sa peau d’une blancheur inerte,
Je la caresse.
Je la regarde puis je la jette
Ou je la laisse.
Pour qu’elle frémisse, aucun effet.
Elle est coriace.
De mes infructueux essais,
Elle est vorace.
Je la sublime, je la supplie
Et elle s’en fout.
Et j’en fulmine et je l’oublie
Et elle s’en fout.
Elle ne veut pas, elle est coupable.
Je m’en convaincs.
Peut être n’en suis-je pas capable ?
Et elle me vainc.
Elle est terrible ces nuits là,
Même si passive.
Elle me met dans tous mes états.
Elle, si lascive !
Je suis lassé de cette défiance
Et j’abandonne.
Je laisse tomber. Je perds confiance.
Je m’abandonne.
Y’a rien de pire quand on y pense,
Elle pourtant vierge,
Que le syndrome de la page blanche !
L’idée émerge.
Poème écrit par
Le Carret Sébastien |