Venez, venez à moi ! Douces fleurs de septembre
Octobre est déjà là, mais jouons encore ensemble
Sans doute mon discours vous prêtera à rire
Et j’aperçois déjà sur vos lèvres un sourire
Je suis seul, disponible et prêt à satisfaire
Vos désirs, vos envies, mêmes les plus secrets
Vos amis, vos amants ne savent plus que faire
Et déjà au fond d’eux monte une lame de regrets
Je vous aime déjà, vous et vos frustrations
Vos semblants, vos soupirs et toute ma compassion
D’années de solitude dans vos non-vies de couple.
Je sais de quoi je parle. Mon amie est des vôtres
Je n’ai sans doute pas su me montrer assez souple
Et elle s’en est allée, m’a quitté pour un autre.
Désormais, je suis prêt à les déposséder
Vos maris, vos amants, de leur grande fierté.
Car vous êtes, sachez-le, la fierté de vos hommes
Leur raison de rentrer du maquis à l’acquis
Leurs raisons de travail de prisonniers en somme.
Leur passion vous n’êtes plus, c’est comme ça mais tant pis.
C’est pour vous le plus dur, le quotidien, sa fuite
Courageuse jusqu’au jour… Vous connaissez la suite
Je suis là maintenant. Oubliez vos misères
Oubliez vos amants, commettez l’adultère
Vos maris n’ont que peu de considération
Pour vos vies, vos amours, votre monotonie
Pour vos vies chaque jour, votre mélancolie
Vous êtes si jolies, rallumez la passion
Le risque n’est pas grand. Je suis sain et discret
Soyez sûres et certaines que je ne vous reverrai
Pas d’amour entre nous, juste un plaisir secret
Un réveil en douceur de vos vices cachés
Une nuit de tendresse et de félicité
Une perte d’adresse, un moment sublimé
Méditez, belles roses, à ma proposition
Place au sexe, aux plaisirs, aux soupirs, à l’action.
Devant vous à l’instant, j’arrête de parler.
Je saurai vous attendre. Je ne suis pas pressé...
Poème écrit par
Le Carret Sébastien |