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Les cons qui s'adorent (Lu : 419 fois)


Les hommes sont paisibles.
Les enfants vont bien.
L’amour est visible
Dans ces tous petits riens.

Chaque jour est empli
De rayons de soleil,
De sourires épanouis,
De bon sens et merveilles.

Rien ne semble toucher
La quiétude de ces lieux ;
Du simple nouveau-né
Au plus ancien des vieux.

Les palmiers se projettent
Dans un océan bleu.
Les sommets se reflètent
Dans la profondeur des yeux.

Tout est calme et tranquille.
On n’imagine même pas,
Dans ce monde docile,
La guerre et son fracas.

Et elles accostent, pourtant,
Les armées du monarque.
L’arme au poing, conquérant,
Le soldat bande l’arc.

Il décoche sa flèche
Incendiée de passion.
Il allume sa mèche
Et embrase l’horizon.

La région si paisible
Devient peur et panique.
Le primitif pour cible
D’un occident cynique.

Le sol change de couleur.
Le sang fuit vers la mer.
De bonheur en malheur.
Du sucré à l’amer.

Les enfants ne jouent plus.
On n’entend plus un rire.
Le silence est foutu.
La vérité : empire.

De ce lieu rassurant,
Le conquérant armé
En a fait un néant
De possessivité.

L’humain est inquiétant
Quand il est décidé,
Pour le bien, bien pensant,
A uniformiser.

Chaque lieu son époque,
Chaque époque sa guerre,
Chaque guerre née d’un TOC,
Chaque TOC d’un impair,

Chaque impair d’une peur,
Chaque peur son fondement,
Tout fondement son malheur,
Tout malheur son moment.

L’humain est inquiétant
Surtout pour l’étranger.
Ce monde n’est inquiétant
Que pour ses étrangers.

L’humain n’est inquiétant
Que pour son étranger…

Poème écrit par Le Carret Sébastien


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