Ton sourire au soleil levant
Comme une promesse intime,
Lorsque la brume légère incline
Encore à couvrir tes sentiments.
Tu te réchauffes dans mes bras.
Je goûte aussi cette douceur.
Pendant que tu parles tout bas,
Je m’enivre de ton odeur.
La journée passe et les suivantes
Et mes sentiments sont profonds.
Mais tu me laisses dans l’attente
De tes véritables raisons.
Et je repense à ces instants,
A ces regards, à ces tendresses,
A ces baisers presque impatients.
Et puis ces nuits, sans ton adresse.
Sauvage et faussement libre,
Tu t’enfuis à mon approche.
Et, quand je redeviens lucide,
De tes yeux verts, tu me raccroches.
Me savoir proche te rassure.
Mais je ne peux me satisfaire
D’entretenir une blessure
… Que ton cœur indiffère.
Malheureusement, tu as peur,
Et les excuses sont légions.
Dans l’apparence de ton bonheur,
Se cachent ces armes de destruction.
Je t’ai créé des souvenirs,
Nourriture à mélancolie,
Quand, dans différents avenirs,
Eloignés, nous suivrons nos vies.
Malgré la sincère évidence
Alimentée par nos regards,
Ressentie même dans nos distances,
Inopportune à tout hasard,
Le destin pleure et s’interroge :
Y a-t-il un sage, un théorème,
N’acceptant pas la belle en toge
Et l’empêchant de dire je t’aime ?
ET c’est ainsi, ma belle et douce,
Sans haine, sans pleurs, que je m’en vais.
Etrangement et sans secousse,
Bien que le cœur sous les regrets.
A ce message un jour peut être,
Sous les décombres d’une idylle,
Tu m’adresseras une lettre
Imprégnée d’eau et de ton style.
Et même si j’en rêve encore…
N’y croyant plus. Bien. Je m’endors.
Je suis bien malade, docteur,
Mais ne veux pas de ta substance.
Le lourd syndrome vient du cœur
Et le mien souffre en silence.
Poème écrit par
Le Carret Sébastien |