Malgré moi je suis de ce monde,
Mais surtout ne m'en veuillez pas.
Je tourne en imitant la ronde
Je tourne en imitant où me mènent mes pas.
S'il me faut chanter louange,
Ne sachant pas hurler en coeur
Sur les repus couverts de fange,
Je reste coi la bouche en coeur.
Devrais-je croire à l'imposture,
A la puissance d'un atout,
Au mensonge contre nature ?
NON ! je n'accepte rien du tout !
Je ne pourrai jamais me taire
Ni marcher au pas cadencé,
C'est le sort de tout réfractaire,
Et mon soulier est délacé !
Poème écrit par
Matencio Joel |