Le coeur du Monde exulte et chante jusqu'aux astres.
Le moindre des vivants délivre un ciel caché,
Belles sont les douleurs et féconds les désastres,
La grâce peut jaillir des failles du péché.
Voici que le réel est plus beau que le songe,
Mon corps emprisonné va prendre son essor,
Dans mon cachot j'entends un chant qui se prolonge,
C'est un pur Paradis qui monte sans effort.
Un tourbillon final me dérobe la terre,
Et la gerbe des sons dont je suis ébloui
M'emporte stupéfait, quand tout vient à se taire
Au sein de l'au-delà dans l'amour inouï.
Poème écrit par
Matencio Joel |