De toutes les Vénus que j'ai vues sur ma route,
Avec qui j'ai jouées, appris certains emplois,
De leurs corps ondoyants faisant mes désarrois,
Chacune d'elles a mis mon coeur en déroute.
Mais aussi répandu la chimère du doute
Sur la nécessité de ces ébats grivois.
J'ai perdu tout mon temps, sans trouver ces émois
Du bonheur authentique, à travers chaque joute.
Et mes chemins d'hier et celui d'aujourd'hui
Ne peuvent aboutir, quand le soleil a lui,
Qu'à ce petit Hameau aux accès difficiles.
Par mon comportement défiant chaque jour,
J'allais par des sentiers tortueux trop faciles
Menant vers le plaisir, mais jamais l'amour.
Poème écrit par
Matencio Joel |