Nous sommes des quêteurs de rêves,
Des mendiants de visions,
Et nous cheminons par les grèves
Sous des loques d'illusions.
Nous sommes les humbles poètes
Qu'égare le tourment du beau ;
En nos natures imparfaites
Le coeur vaut mieux que le cerveau.
Parfois, en nous, un vers soupire,
Une strophe s'épanouit,
Mais aussitôt expire
Et le rêve s'évanouit ;
Puis renaît la folle espérance
Dont rien ne saurait nous guérir.
Combien sont morts de la souffrance
D'une âme qui n'a pas pu fleurir.
Poème écrit par
Matencio Joel |