Ils étaient notre joie et nos plus grands bonheurs,
Ces merveilleux enfants, cadeaux de l'existence,
Donnant à notre vie enfin de l'importance,
Dans ce temps parcouru comme des promeneurs.
Nous avons dû contrer les jaloux, les gêneurs
Et lutter sans répit dans chaque circonstance
Quand il fallait fournir leur simple subsistance
À des êtres si chers mais encore mineurs.
Aujourd'hui cependant nos chemins se séparent
Lorsque mille rancœurs soudain nous accaparent
Sur des sentiers mesquins où l'amour est absent.
Mon cœur pleure déjà et ma douleur s'épanche
Sur ce grand désarroi que mon âme ressent
Car je vais devenir un papa du dimanche.
Poème écrit par
Miaille Michel |