J'ai beau tenter ce que je peux,
Travailler avec pertinence,
Je suis un homme soucieux
Dans l'univers de la finance.
Même tout plein de pertinence,
Je dois déployer mille efforts.
Tout vraiment me décontenance,
Demandez à mes coffres-forts.
Les ministres sont mielleux,
Cherchant des sous en permanence
Pour boucher les trous hasardeux
De leur maudite incontinence.
Je connais cette prévenance
Quand il leur faut de gros renforts,
Mais pourquoi tant d'inconvenance,
Demandez à mes coffres-forts.
Le chômage est vertigineux
Tandis que passe l'alternance
Et les payeurs sont ombrageux
Râlant avec impertinence.
J'aimerais dans chaque ordonnance
Trouver de plus grands réconforts,
Hélas! Il faut que je dépense!
Demandez à mes coffres-forts.
Français, gens pleins de convenance,
Vous êtes mes vrais contreforts.
Il nous faut prêcher l'abstinence,
Demandez à mes coffres-forts.
Poème écrit par
Miaille Michel |