Il se lève tôt le matin
Dans la nature qui frissonne,
Sous un ciel souvent incertain
Lorsque la fin de nuit bougonne.
On n'aperçoit presque personne
Quand dorment Pierrots et Margots
Mais déjà son appel résonne,
Voyez le coq sur ses ergots.
De son chant pur ou cabotin,
Tout à coup l'animal entonne,
Comme un beau réveille-matin,
L'éternel refrain qu'il claironne.
Chaque jour, la bête s'adonne
À des cris pas toujours légaux.
La belle allure qu'il se donne,
Voyez le coq sur ses ergots.
Le son n'est pas très argentin
Pour les amants d'humeur friponne
Tandis que notre plaisantin
Nargue le dormeur qui maronne.
Le gallinacé s'époumone
Mais, face aux gens, ces ostrogoths
Que tout un univers cloisonne,
Voyez le coq sur ses ergots.
Princes, que cet oiseau pardonne
Dans vos bouches tant de ragots,
Tout comme vous, lui fanfaronne,
Voyez le coq sur ses ergots.
Poème écrit par
Miaille Michel |