La pie tentait d’attraper l’écriture
avant qu’elle ne sèche sur le papier.
Fallait-il que cet oiseau s’imprègne
autant d’idée noire ?
La pie bavarde avala des mots
comme pour en cacher leur vérité !
Parfois le stylo s’arrêtait
pour observer l’oiseau...
La femme étonnée recherchait
dans son écriture
certains mots qui avaient disparu !
La pie repue de tant de mots
s’endormit au bord du papier.
L’amant aura beau
chercher pour comprendre...
Il lui faudra deviner les phrases manquantes
pour découvrir que cette lettre
était pour lui la dernière !
Une pie aidait à ne pas détruire un amour pour la première fois !
C’est toujours après un vol d’écriture
qu’une pie devient plus bavarde
des mots empruntés...
Il faudra bien qu’un jour l’oiseau sache lire
et que la femme sache enfin mentir !
Il ne faut jamais écrire une lettre de rupture
à la saison des pies !
Poème écrit par
Melliet Maurice |