Combien de jours enfuis et de longues journées
Aura-t-il donc vécu, ployé sous la chaleur,
Le cœur tout à l'ouvrage ou quelquefois râleur
Au son du temps qui court, au rythme des années.
Que de vieux souvenirs et d'heures effrénées
Pourrait-il ressortir d'un passé receleur
De ces moments lointains où passait la douleur
Mais aussi ce plaisir des choses façonnées.
Mais dans le dur parcours de ce monde changeant,
Le virage brutal devient intransigeant
Face au très grand défit que le profit remporte.
Et l'homme tout fourbu, face aux vents du progrès,
A soudain les yeux lourds quand se ferme la porte
Puisque aujourd'hui l'usine emporte ses regrets.
Poème écrit par
Miaille Michel |