Je le prends par la main, non pour l’accompagner
mais pour l’escalader, ou j’en prendrais soin.
Cet arbre illusoire viendra demain, j’en suis sûr.
Il me prêtera ses bras dehors où l’on plaide si peu ses grands efforts.
Je prendrai ce train de branches où j’attendrai ce simulacre.
Une stature illuminée qui domine si souvent nos nuits m’attendra sans élever la voix.
Elle ne me sourit point, quand le destin le lui dicte.
Elle est taciturne qu’elle pavane avec tant de soin
sa couleur nocturne dans nos jardins malins.
La regarder dans les yeux n’évoque que peu de jeux.
Hippocrate s’y trompait peut-être quand il fallait la jauger de loin.
La Lune, bien sûr, qui croyez-vous que j’usurpe en ces mots si sereins ?
Quand les mots sont ivres, il ne faut pas les couler.
Quand le vin vient à manquer, il doit trahir les siens.
Le soupçon naît de l’angoisse quand les raisons sont sauvegardées.
Poème écrit par
Valeix Arnaud |