Maman m'appelait, son beau sapin,
Pour elle j'étais le roi de la forêt!
Quand par l'hiver, bois et guérets
Dépouillés de leurs attraits un bon matin
Se retrouvaient nus, quelle aventure,
Alors, que moi je gardais ma parure!
Puis un jour je me fis remarquer,
Me débarrassant de mon blanc manteau,
J'agitais pour attirer les regards, mes rameaux
Aussitôt admiré, désiré, je fus embarqué!
Moi que Noël planta chez eux,
Je fus déguisé selon mes vœux!
Les enfants me touchaient, disant qu'il est doux,
Moi je craignais par ma mère de me faire enguirlander !
Pourquoi n'ai-je point fais ce que l'on m'avait recommandé,
Me voilà à présent avec au pied des bonbons et des joujoux,
Je vais vous dire les amis, j'ai les boules,
Voilà ce qui arrive quand on joue au maboule!
Poème écrit par
Delcau Roinos |