Ce soir, mon premier coup de poignard,
Est-ce dû, juste au hasard ?
J'ai ressenti sur toi ses mains,
Caressant les rondeurs de tes seins.
Ses doigts faisant glisser sur tes hanches,
La douce et brillante étoffe blanche,
Nuisette de soie si fragile,
Glissant le long de ton corps docile.
De désir était empli ton regard,
Cette nuit fut mon deuxième coup de poignard.
Autre que moi te faisait frissonner,
Je me sentis perdu, détrôner.
Cette dague perça mon cœur,
Je suis triste et plein de rancœur.
Pour moi commence mal l'an neuf,
Avec mon amour mort dans l'œuf!
Troisième coup de poignard,
fort agréable, celui-ci, tu es en peignoir
Penchée souriante au-dessus de mon visage,
J'ouvre grand les yeux, oh! Joli rivage!
Viens dans mes bras, j'ai fait un cauchemar,
Viens ma chérie, de l'amour j'ai le poignard,
Je veux te faire mourir de plaisir,
Et au petit matin l'un contre l'autre gésir!
Poème écrit par
Delcau Roinos |