J’avais délaissé la couverture de Bamako
l’espace d’une nuit pour m’imprégner
de cette nouvelle senteur créole
qui m’envoûta en entrant
dans cette chambre vide.
La beauté de ce fouillis de sous-vêtements parfumés par ses senteurs intimes
me donna raison d’y rester...
En m’allongeant sur ce drap
qui avait reçu son corps nu
je pris l’ivresse du moment
comme une chevauchée
parmi les soleils qui brillaient
dans cet espace intime !
L’envie de dormir ne venait toujours pas
afin de me laisser tout ce temps d’extase
avec ses odeurs épicées...
L’une d’entre-elle devenait plus persistante...
c’était celle de son sexe
sur ce pyjama de dentelle blanche
resté sur le lit comme mon cadeau de nuit !
Je m’assoupis avec cette senteur
le long de ma joue...
Au petit matin, j’avais compris que mon rêve
était si proche de la réalité
qu’il me faudrait recommencer
dès que ses senteurs se seraient chargées
de me prévenir d’y retourner !
Poème écrit par
Melliet Maurice |