Perle en faisant tomber son pagne
de lin bariolé laissa entrevoir
ce monde merveilleux où l’imaginaire
avait déjà été si bien entamé !
Son joli pubis habillé de fine dentelle blanche
narguait mes sens malgré ses dessous
par dessus ses seins...
Sa peau cacao avec cette brume de lait acidulé avait la douceur
d’un satin à peine touché.
Afin de rafraîchir nos instants intimes,
un jus d’orage bienfaiteur
arriva brusquement pour nous faire chavirer
vers le paradis que nous avions inventé !
La pluie brutale dans ses débuts
donnait à la tôle ondulée
le bruit rythmé d’un Djembé endiablé.
Perle écarta ses longues jambes
pour mieux profiter de la fraîcheur
de l’ondée et pour m’inviter à y retourner...
Mon corps prit sa côte d’alerte
lorsque l’Africaine me dit doucement
à l’oreille de recommencer !
Le ciel venait de perdre sa toile de nuages
en laissant le soleil de nouveau la pénétrer !
Poème écrit par
Melliet Maurice |