Vacances, cet air de félicité,
D’absence d’activité,
Pèlerinage, ou voyage
Pour méditer sur son passé,
But avoué.
Je voudrais ces destinations
Sous mon sapin aux lampions
Mais suis-je assez sage
Que pour les mériter
Et souffler.
Et s’il ne fallait pas d’avion
Ni même de bâton
Pour ces convoyages,
Rien qu’un esprit libéré
Pour l’envol délibéré.
Des miens je suis bien loin
Quand à brûle pourpoint
Je pars sans bagage
Pour me retrouver
Et chercher.
Toujours il m’entraîne
Comme une rengaine
Ce mirage de sable sauvage.
Ce vent me pousse, envapée,
Vers une épopée.
Un chant berbère, un désert,
Aventurière, y laisser ses mystères,
Tout ce paquetage
Accumulé, charges enracinées
Au fil des années.
Chaque larme m’en rapproche
A chaque joie je m’y raccroche.
Se découpe le grillage
Qui enserre mon existence.
Je suis en partance.
Poème écrit par
Arvert Capelas |