Je le sais fort bien c’est au cœur de ma demeure,
Jour nuit quelque part, fouille un lien sinueux,
Loin de m’être utile il œuvre souvent un leurre,
Depuis fort longtemps un choc rude infructueux.
Je le sais mieux que quiconque il est arbitraire,
Il souffle le chaud, le froid, sans en avoir l’air,
J’ai failli m’abandonner en le laissant faire,
Mais d’un réveil en sursaut s’éveille ma chair.
Je le sais fort bien ce quelque chose m’effleure,
Je n’ai qu’une vie ailleurs il m’en tient rigueur
Sentiment confus c’est alors qu’arrive l’heure,
Et par un effet de la grâce un jugement de valeur.
Je le sais mieux que quiconque il ne veut se taire,
Aussi en bien comme en mal libre comme l’air,
Je suis depuis qu’il n’est plus qu’un fat délétère,
Le plus beau en l’occurrence un manque de flair.
Poème écrit par
Huby Marie-Ange |