Je te rêve, paisible et dormant, je t’espère
D’une trêve loisible profitant, légère.
Au quart du silence estimé, aucun excès :
Un regard qui pense, tout distrait sans succès
Et un sourire nostalgique qui s’invite,
Chavire à l’impudique flash qui l’agite.
Sans instant magique, comme elle peut, la vie coule,
Le narcotique, comme elle veut, elle déroule.
Je t’envisage le cœur au vent, je te pousse ;
Sage est le printemps, ne t’endors pas sur la mousse.
Au quart du silence imposé, sur une page,
Un encart au sens sacré, las du badinage.
Un livre resté ouvert par les rendez-vous
Ivres d’un destin bien expert qui se joue
Des êtres qu’il enserre jusqu’à l’épouvante.
Disparaître dans tes serres, la nuit, me hante.
Je te rêve, paisible et dormant, je t’espère
D’une trêve loisible profitant, légère.
Au quart du silence supporté, images
Mails et brocards, pitances effacées sans rage,
Simplement pour gagner en force et courage.
La mémoire se libère pour accueillir
Des grimoires neufs, repaires de tes souvenirs.
J’ai l’espoir d’un futur si prompt à revenir.
J’entends ton récit comme un doux bavardage,
Je vois tes yeux béants clichant les paysages.
Au quart du silence bien discret, le soleil
Répare, une chance inespérée me réveille,
Incite à la promenade, l’esprit en mal
De sites nomades, écuries et cheval,
Une pommade, odeur du cuir, d’animal,
Une chamade qui bat de rire, séismale.
Je te rêve, paisible et dormant, je t’espère
D’une trêve loisible profitant, légère.
Poème écrit par
Arvert Capelas |