A la demi du silence déterminé,
Je revis la romance d’un songe oublié,
Les envies de ces grands espaces libérés.
Impitoyable, l’amazone détermine
Les improbables zones où elle chemine.
Presque oublié ton chemin qui me ravine.
Je te crains sous la pluie et je t’imagine
Pèlerin traquant l’ennui sous ta pèlerine.
A la demi du silence d’habitué
Un ami dans une imprudence apparaît
En ennemi et la déshérence renaît.
Le papillon fuit la toile qui l’a piégé.
En ces jours de turbulences la méfiance
Se balance entre ignorance et espérance.
Je te rêve, paisible et dormant, je t’espère
D’une trêve loisible profitant, légère.
Passé la demi du silence abhorré
Le compromis sans vigilance disparaît.
L’inquiétude s’insinue en traîtresse,
L’habitude n’est pas devenue maîtresse.
Pourquoi je n’arrive pas à la juguler
La peur lascive de ne pas se retrouver.
Je caresse virtuel le grain d’une peau
Qui paresse et appelle en vain mon sot cerveau.
Pénitence, sentence,
Ton absence encense
La femme qui pense,
Me laisse sans envie
À ruminer ma vie.
Ton errance me renvoie
À tant de pourquoi.
Tes défis réveillent en moi
L’animal aux abois.
Je t’imagine oubliant le fol papillon
Dans les sauvagines bordant tes longs sillons.
Devine le désir qui m’étreint,
L’impatience d’un train,
De l’empreinte
D’une étreinte,
D’un tambour,
Du retour.
Je te rêve, paisible et dormant, je t’espère
D’une trêve loisible profitant, légère.
Poème écrit par
Arvert Capelas |