Des nuages
Gorgés d’étain
S’amoncellent
Et font de l’ombre
A mon cœur qui se meurt
L’onde s’étire
Se fait lumière
Par un rai mystérieux
Cette eau calme m’attire
Me trouble
Tandis que ton rire
Dans le reflet
Me méprise
Ricane
Et tes yeux grimaçant
M’hypnotisent
Lestée de ton mépris
J’atteins le fond
Et une embellie
Paradoxale clarté
Me confond
Mon cœur
Vidé de son sang
Privé d’air
Agonise et se rend
Des bulles de mélancolie
S’échappent
Et remontent éclater
En ballons multicolores
Que les enfants s’amusent à crever
Poème écrit par
Hall Denise |