Il est une heure du matin
En face de moi
Un chat.
Il est l’heure du chagrin
A côté de moi,
Moi.
Encore l’heure des gratins,
Comme convive
Personne.
Ce serait l’heure des câlins
La mémoire se ravive
Désarçonne.
Malgré les incendies
Ravageant mes nuits
Se coucher.
Un félin comme un bandit,
Fidèle, me suit
Sans s’effaroucher.
L’aube me réveille
Entre mes pieds
Un chat.
Résignée, je sommeille
Sous les notes chantées
Sans tracas.
Le réveil résonne,
Devant mon nez
Un chat.
Le soleil me pousse
A respirer la rosée
A chaque pas.
Malgré la brousse
Sous la feuillée
Un chat.
La maisonnée s’anime
Tu t’éclipses, pressé,
Secret.
Comme un mime
Le reste de la journée,
Discret.
Je ne te touche pas,
Tu ne le veux pas
Tu es là.
Tu ne manges presque pas
Tu es tout plat
Tu es là.
Tes yeux d’acier
Jamais lassés
De m’observer.
Ton regard bleu
D’indulgence veut
Soigner mes bleus.
Je voudrais mes pensées
Comme ton pelage soigné
Immaculées.
Je voudrais mon esprit
Comme ta vie
Libre des « si ».
Miroir de mes solitudes
De printemps
Témoin de mes servitudes,
Rythmes éreintants,
Tu sais déjà que mes printemps
De solitude
Sont habitudes.
Poème écrit par
Arvert Capelas |